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Posts Tagged ‘États-Unis’

Moubarak dégage !

janvier 29, 2011 Laisser un commentaire

La quatrième journée de manifestations en Égypte aura portée le nombre officiel de morts à près de 30 et celui des blessés à plus de 1000. Sans compter des centaines d’arrestations. Moubarak a annoncé la dissolution de son gouvernement et il a promis des « réformes démocratiques ».

Ben oui, on le croit.

Ben Ali avait fait la même chose et il a quitté la Tunisie le lendemain…

C’est toutefois mille fois plus complexe en Égypte qu’en Tunisie. Et contrairement au régime de Ben Ali, celui de Moubarak jouit toujours du soutien de Washington.

Ça promet…

J’ai besoin d’une caricature, moi.

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Joyeux et gai Noël…

décembre 24, 2010 Laisser un commentaire

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Obama: « Choisira-t-il l’action audacieuse ou le compromis trop facile ? »

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Obama au plus bas dans les sondages après sept mois…

Ces portraits, la planète entière les connaît . Ils ont été dessinés à une autre époque, celle où tout le monde, sans trop oser y croire, espérait qu’un certain Barak Obama mettrait fin au règne de Bush et de tous ses compères faucons, unilatéralement décriés après huit ans aux commandes des States.

Changement !

Envers et avec tous, et avec l’aide d’une crise économique, Obama a réussi à l’emporter l’automne dernier. Ceci est aujourd’hui d’une telle évidence qu’il semble même inutile de le mentionner.

Mais la lune de miel est terminée. Les sondages en témoignent cette semaine et font les Unes des journaux un peu partout ici et ailleurs.

Les grandes qualités qui ont mené Obama à la présidence – la rhétorique, la conciliation, le compromis – semblent aujourd’hui lui nuire plus que jamais.

Shepard Fairey, l’artiste californien qui avait dessiné ces célèbres portraits il y a quelque mois, récidive cette semaine avec un portrait qui en dit long sur la malaise et le point d’interrogation qui plane sur Obama.

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« Choisira-t-il l’action audacieuse ou le compromis trop facile ? »

Barak Obama: L’action concrète ou le compromis abstrait ?

On laisse une chance au coureur, ou on se dit qu’à vouloir contenter tout le monde, on les déçoit tous ?

7 mois sur 48. Je ne voudrais pas être à sa place !

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Les Guignols: Be bye Bush

Les Guignols:

Parodie de journal télévisé en onde depuis 1988 en France. Revue satirique politique toute en marionnettes, devant public. Il y a tellement de « meilleurs moments » sur le Web que de faire un choix ici est déchirant.

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Une image vaut mile mots (maux): USA

février 24, 2009 Laisser un commentaire

Caricature de Tom Toles du Washington Post.

Tom Toles

Tom Toles

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Obama à Ottawa: Et Khadr ?

février 20, 2009 Laisser un commentaire

Aux cours des jours qui suivront, plusieurs seront encore tout enthousiasmés, plusieurs diront qu’on s’est trop énervé le pom-pom, avec la venue de la Star présidentielle Obama dans la Capitale canadienne. Certains diront que ces six heures ne signifient rien, d’autres qu’ils signifient trop.

Haper et Obama à Ottawa *

Haper et Obama à Ottawa *

Entre les deux, comme d’habitude, il faut regarder. La rencontre Harper-Obama ne peut être vide de conséquences ; les politiciens sont humains, les dossiers à l’ordre du jour touchent trop crucialement les bases des deux pays.

Les dossiers chauds sur lesquels Harper et Obama vont, dans les années à venir s’entendre, négocier, travailler, magouiller, s’éloigner, ont été discutés aujourd’hui.

Les atomes crochus, qu’on se doit de découvrir rapidement en politique, ont été, ou non, ressentis.

Rien n’est encore coulé dans le béton, mais on a tenté de jeté les ponts. Économie, environnement, protectionnisme, Afghanistan.

Une chose me titille : Où est Omar Khadr dans cette histoire ? Bien sûr, les journalistes n’ont pas eu vent de tous les sujets de conversation entre les deux hommes d’États. Je ne trouve aucun article ce soir qui mentionne le fait que M. Harper ait discuté du sort de Khadr avec Obama aujourd’hui.

Faut-il encore rappeler que :

– Omar Khadr est un citoyen canadien qui a été emprisonné à l’âge de 15 ans à Guantánamo en 2002.

– Khadr est le seul ressortissant occidental à être toujours emprisonné à Guantánamo.

– La première chose que fit Obama après son investiture fut de lancer les démarches qui mèneront à la fermeture de ce centre de détention que même la Cour suprême des USA a jugé illégal.

Omar Khadr

Omar Khadr

– Khadr, âgé de 15 ans au moment du meurtre du soldat américain dont on l’a accusé, ne devrait en aucun cas être jugé en tant qu’adulte. Selon les conventions de Genève, ce jeune homme est une enfant soldat.

– Des preuves vidéos de la torture dont a été victime Khadr à Guantánamo ont circulé de par le monde.

– Le seul endroit où pourrait se dérouler un procès digne et honnête pour l’enfant soldat est son propre pays.

– Kadr est le seul enfant dans l’histoire moderne à être accusé de crime de guerre.

Faut-il ajouter que, si Harper avait aujourd’hui demandé à Obama le rapatriement de Khadr, la réponse aurait été affirmative.

Allez donc savoir pourquoi le gouvernement Harper semble s’en contreficher.

* http://www.flickr.com/photos/katherinewoo/3292697877/

La "Commission Vérité"

février 10, 2009 2 commentaires

Jamais on a vu aux États-Unis une nouvelle administration punir judiciairement la précédente. La traduction en justice des anciens gouvernants s’est en vérité à peine vu dans nos États démocratiques modernes.

Mais puisque c’est précisément Obama qui succède précisément à Bush, des voix s’élèvent en Amérique pour que les crimes de l’Administration Bush soient punis.

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La voix de Paul Krugman*, notamment. Économiste américain récipiendaire du Prix Nobel l’an dernier.

Extrait d’une chronique parue le 15 janvier dans le NYT :

« Le 11 janvier dernier, on a demandé au président élu Barack Obama s’il allait exiger qu’une enquête soit ouverte sur les infractions éventuelles du gouvernement Bush. « Je ne pense pas que quiconque soit au-dessus des lois », a-t-il répondu, mais « il nous faut regarder vers l’avant plutôt qu’en arrière. » Je suis désolé, mais si l’on n’enquête pas sur ce qui s’est passé pendant les années Bush – or, à la suite de la déclaration d’Obama, tout le monde ou presque a compris qu’il n’en serait effectivement rien -, cela prouve que ceux qui sont au pouvoir sont bel et bien au-dessus des lois puisqu’ils ne risquent rien s’ils abusent dudit pouvoir.

Expliquons clairement de quoi nous parlons. Il n’est pas seulement question de la torture et des écoutes illicites, dont les auteurs prétendent, aussi peu crédible cela puisse-t-il être, qu’ils étaient des patriotes agissant au nom de la sécurité de la nation. Le fait est que les abus de pouvoir du gouvernement Bush vont de la politique environnementale au droit de vote. Et que l’usage du pouvoir a servi à récompenser des amis et à châtier des ennemis politiques. »**

Que ces crimes soient déjà tous connus et limpidement accessibles, non plus classé top secret, serait déjà un début.

C’est à peu près ce que voudrait faire l’aîné des sénateurs du Congrès américain Patrick Leahy. Le démocrate s’est prononcé en faveur d’une « Commission Vérité » qui se voudrait un compromis entre la traduction en justice des responsables de l’administration Bush et le fait de passer carrément l’éponge… plus de détails ici.

Patrick LeahyLe sénateur démocrate Patrick Leahy.

Cette « Commission Vérité » faire référence à la Commission Vérité et Réconciliation survenu en 1993 en Afrique du Sud, à la suite de la chute du régime de l’apartheid.

Voici en quelques mots (du Monde Diplomatique) en quoi a consisté cette commission sud-africaine.

« Le principe en était simple : bénéficieraient d’une amnistie tous ceux qui viendraient devant la commission « confesser » en quelque sorte leurs exactions – il s’agissait surtout de membres de la police qui avaient torturé, et parfois tué, des militants des mouvements de libération noirs, principalement le Congrès national africain (ANC) de Nelson Mandela. L’amnistie des requérants était soumise à deux conditions : d’abord de ne rien omettre de leurs crimes et délits dans leur déposition, ensuite d’avoir agi sur ordre de leur hiérarchie tout en croyant servir un « objectif politique » (une prétendue défense de la race blanche, par exemple). Contrairement à ce qu’avait publiquement craint l’ancien président Frederik De Klerk, la révélation des sévices souvent atroces infligés par les bourreaux n’a pas entravé la réconciliation entre les communautés noire et blanche. La Commission a ainsi réussi la catharsis qu’elle s’était fixée comme objectif. »***

Le projet du Sénateur Leahy n’a pas encore été examiné, ni par le Congrès, ni par la Présidence.

Une seule chose à rajouter:

Espérons que les rapports de Commissions aux States ne prennent pas la même direction que ceux au Québec.


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*Paul Krugman, économiste américain, prix Nobel l’an dernier, soutient notamment (études et statistiques depuis le 19e siècle à l’appui) que plus l’État américain est interventionniste, plus l’inégalité entre les salaires américains tend à s’estomper, plus les richesses sont également réparties.
Bref, Krugman croit au socialisme… en Amérique du Nord. Depuis quelques années, il est également « faiseur d’opinion » dans une chronique qu’il tient au New York Times.

**Traduction du Courrier International du 22 janvier. Pour l’article en entier (et en anglais), c’est ici.

*** Le Monde Diplomatique, janvier 2005.

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