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Daniel Leblanc: la cause remise

À ceux qui se demande ce qui s’est passé en Cour supérieure aujourd’hui pour le journaliste du Globe and Mail Daniel Leblanc, sachez que la cause a été remise au 8 avril.

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Si les avocats mettent en oeuvre toutes les procédures possibles du droit afin de faire reporter ad nauseam la cause, M. Leblanc n’est pas sorti du bois. En attendant du moins, il continue à bosser sur le gouvernement fédéral.

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Scandale des commandites: un journaliste risque la prison

février 18, 2009 2 commentaires

Daniel Leblanc est ce journaliste du Globe and Mail qui a le premier révélé le scandale des commandites. C’est grâce à son travail d’enquête journalistique que le programme des commandites est devenu scandale. Travail minutieux qui a été rendu possible grâce à la collaboration d’un dénonciateur, d’une source confidentielle, au sein du gouvernement fédéral : Ma chouette.

Or aujourd’hui, le journaliste risque la prison s’il ne dévoile pas sa source.

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Le gouvernement du Canada poursuit actuellement le groupe Polygone pour 40 millions de dollars versés dans le cadre du programme des commandites. Le groupe Polygone, aujourd’hui Malcom Media, est notamment éditeur de Sentier chasse-pêche.

Afin d’éviter à avoir à payer, l’avocat de Polygone prétend que le délai de prescription de trois ans est écoulé et donc que le gouvernement ne peut légalement récupérer cette somme. La seule manière de prouver que le délai est bel et bien écoulé est de démontrer que le gouvernement était au courant depuis plus de trois ans. Comment ? En dévoilant l’identité de Ma chouette, probablement haute placée dans la hiérarchie du gouvernement.

Le journaliste devra ainsi se présenter devant la Cour supérieure le 19 mars prochain. S’il refuse de dévoiler sa source, le juge devra l’accuser d’outrage au tribunal. Leblanc pourrait alors se retrouver à nul autre endroit qu’en prison.

Deux dangereux précédents seraient alors créés :

Primo : les hauts fonctionnaires témoins de magouilles y penseraient à deux fois avant de les dénoncer.

Secundo : les journalistes y penseraient à deux fois avant de publier une histoire de magouilles requérant la collaboration d’une source anonyme.

Par ricochet, le droit du public à l’information mordrait la poussière.

La liberté de presse est garantie par la constitution.

Pour en savoir plus :

La déconstruction de Gomery. Yves Boisvert, La Presse

Protection des sources journalistiques: le cas de « Ma chouette » est alarmant. FPJQ