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Archive for the ‘Les inclassables’ Category

Le Québec en politique et en humour. Par Emmanuel Bilodeau

juillet 23, 2011 4 commentaires

Toujours pensé que l’humour, quand il se pratique au 2e et 3e degrés., pouvait dire mieux que n’importe quel discours politique, sérieux et prétendument pédagogique. Merci à à M. Bilodeau. Voilà résumé l’ensemble des malaises du Québec actuel. Un Zapartiste !

Je n’ai pas du tout envie de quitter la Tunisie, mais cette vidéo me rend néanmoins heureuse du fait que lorsque je rentre chez moi, c’est au Québec que je reviens 🙂

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Langue française bâillonnée

octobre 16, 2010 3 commentaires

Bâillon:

Morceau de bois ou de fer, tampon d’étoffe que quelqu’un introduit de force dans la bouche d’une personne qu’il veut empêcher de parler ou de crier; morceau d’étoffe noué sur la bouche avec la même intention.

Source

Je parle, crie, aime, protège et défends ma langue, minoritaire dans ma contrée. Qu’il n’y en ait pas un dans les alentours pour me dire que ça met la sienne en danger.

Dans son sens premier bâillonner consiste à empêcher une personne de parler. Et voilà M. Charest et Mme Saint-Pierre qui l’imposeront lundi pour forcer l’adoption d’une projet d’une loi linguistique au Québec.

Comment être plus indignes ?

La question à cent piasses de Adamus

Pour certains, il est déjà trop connu, pour tous les autres, courez acheter Brun, de Bernard Adamus.

Du bonbon trash.

Bernard Adamus || La question à 100 piasses from Dare To Care Records on Vimeo.


source

Ça fait du bien dans l’univers musical québécois.

Et vive Hochelaga !

Le Canadien, rassembleuse catharsis

mai 15, 2010 2 commentaires

Je n’aurais jamais pensé parler de hockey ici, mais m’y voilà.

Récemment à la fromagerie, où l’on parle sans cesse du Canadien, qu’il soit en séries ou non, bon ou mauvais, un jeune collègue m’a lancé d’un air certain que le hockey était la seule, la dernière, chose qui rassemblait tous les Québécois.

Un autre collègue et moi n’avons guère pris la sortie de notre jeune collègue un peu baveux au sérieux : t’es trop jeune pour savoir. Oui, il y a des choses qui rassemblent les Québécois davantage que le hockey. Un jour tu comprendras, que nous lui avons répondu en substance, avant de lui parler de loi 101, de culture et de référendum…

C’était avant que le Canadien ne gagne la première ronde des séries.

Source

En temps normal, en saison régulière, je suis une fille qui s’en fout quasiment du hockey. J’écris quasiment et non carrément, parce qu’évidemment, je préfère toujours voir l’équipe de la ville dans laquelle je vis gagner. Mon enthousiasme s’arrête normalement là. Mais comme à peu près tout le monde à Montréal actuellement, je me laisse prendre au jeu depuis quelque temps.

Mercredi soir, je suis allée donc chez une amie regarder le 7e match de la deuxième ronde. Tout comme 25 autres personnes amassées dans son petit salon. Comme vous le devinez, l’ambiance était survoltée, à son paroxysme. Tout un chacun était rivé à l’écran. Il y avait là toutes sortes de gens se connaissant plus ou moins ou pas du tout. Des Québécois et des Canadiens anglos et/ou francos, des Français, Iraniens, Autrichiens, tous unis comme jamais devant la victoire des Glorieux qui, plus le temps passait, devenait imminente.

C’était magique, même pour une fille qui n’aime que quasiment le hockey…

Après le match, tout ce beau monde est sorti sur le balcon de la rue Saint-Denis afin de saluer les voitures. Pourquoi ? mais parce que ce trop plein de joie se devait d’être partagé, enfin !

Pendant plus d’une heure, les nombreuses voitures qui passaient et passaient sur la rue ont klaxonné et klaxonné en réponse aux quelques amis de la soirée qui agitaient leur drapeau du Tricolore sur le trottoir.

Je ne me souviens pas avoir assisté à une telle effervescence de joie collective. Je n’étais pas à Montréal en 1993…

Moi qui penche davantage du côté des sciences humaines que de celles du sport, je me demandais alors quel autre événement pourrait provoquer une telle euphorie, une telle cohésion à Montréal, au Québec.

À un moment, j’ai bien entendu pensé à un éventuel référendum gagnant.

Mais un ami bien avisé m’a pertinemment fait remarquer qu’un référendum gagnant ne serait pas autant rassembleur que la victoire de la Sainte-Flanelle : les anglophones de Montréal, les immigrants et les autochtones ne seraient pas unanimement à nos côtés ce soir-là.

Comment ne pas lui donner raison ?

Alors que les plus motivés en étaient à taper de la main avec les passagers des voitures de la rue Saint-Denis, j’en étais donc à cette réflexion tragique : mon jeunot de collègue avait peut-être raison : le hockey est dorénavant la chose la plus rassembleuse au Québec. Pis, elle l’a probablement toujours été.

Au Québec, comme ailleurs.

Puis une amie française est arrivée à point dans cette terrible réflexion, en me racontant la victoire de la France en Coupe du Monde de soccer, il y a de cela quelques années.

Cette année-là, tous les Français et Françaises ont connu l’euphorie de la victoire. Tout clivage entre classes, quartiers, origines, régions et partis politiques a été balayé au profit d’un bonheur complet, d’une fierté sans limite. La France avait gagné.

Après son récit, ma chère sociologue française a néanmoins tenu à souligner que ce bonheur fut éphémère. C’est le mot qu’elle a employé : éphémère. La joie de cette victoire a été incroyable, mais n’a duré qu’un temps. Surtout, elle n’a rien changé au pays, en mieux ou en pire.

Mais bon, je ne voudrais surtout pas jouer les rabat-joie.

Le sport, ce n’est pas la politique, ce n’est que le sport : il a des règles claires, des arbitres, un temps précis à jouer. À la fin de la partie, une équipe a gagné, l’autre a perdu, point final. C’est la beauté de la chose : c’est clair.

Le sport nous apprend aussi une chose que nous ne devrions jamais oublier, que nous pourrions mettre en pratique en politique ou ailleurs : Si les Canadiens sont si bons cette année, c’est que le petit ego de chaque joueur a été mis de côté au profit du groupe. Je n’y connais rien, mais tout le monde s’entend pour dire que le secret est dans l’esprit d’équipe. C’est ainsi qu’on gagne : avec la primauté de la collectivité sur l’individu.

Bref, je ne sais pas trop si le hockey est la seule chose qui peut encore rassembler tous les Québécois. Rendu ici et maintenant, je ne crois plus que la question soit si pertinente. Pendant que la victoire est là, autant ne pas bouder son plaisir. Ça nous change du reste, ça nous donne confiance et ça nous fait sentir fiers d’être Québécois. Et puis, on ne sait pas quand ce sentiment largement partagé se fera à nouveau sentir aussi éloquemment.

S’il n’y a que le Canadien pour nous procurer ça, encore heureux qu’il soit là.

Le sport est peut-être l’opium du peuple, mais il est aussi une formidable catharisis.

Halak prochaine fois.

Au commencement…

Au commencement, chez les Grecs anciens, à l’époque où la démocratie fut inventée, le substantif « la politique » n’existait pas. Puis, comme le fait souvent avec la langue, on commença à utiliser l’adjectif, afin de désigner « la chose ».

De l’adjectif « ce qui concerne les citoyens », on créa l’adjectif substantivé « la politique ».

C’est là que les choses se compliquèrent.

Périclès

Au commencement, chez les Grecs anciens, à l’époque où l’école fut inventée, il n’y avait aucune école spécialisée. On allait à l’école afin devenir un « politès », un citoyen, éclairé. Puis petit à petit, vinrent les premières Écoles : celles de philosophie, afin de former les penseurs, celles de médecine, afin de former les médecins.

Ensuite, vinrent les écoles de rhétorique, afin de former les avocats.

C’est là que les choses se compliquèrent.

Au commencement, chez les Grecs anciens, à l’époque où la nation fut inventée, la notion de patrie n’était pas attachée à la notion de territoire. Les Athéniens, s’ils déménageaient tous ensemble ailleurs, vivaient encore dans la même cité. D’ailleurs, le terme Athènes n’existait pas; on employait le substantif pluriel « les Athéniens » pour les désigner.

Mais, un jour, vinrent les Perses.

C’est là que les choses que se compliquèrent.

Car on inventa alors les accommodements raisonnables.

Conversation matinale entre colocs…

mars 30, 2010 1 commentaire

– « Heille, as-tu lu ça ? Ils parlent d’interdire le port de la cagoule pendant les manifs ! »

– « Ben, ils n’auront qu’à porter le niqab : c’est garanti, dans la Charte ! »

– …

– « Euh… Y reste-tu du café ? »

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Québec Tanguy

Collectif d’humoristes de Québec qui verse dans l’humour… politique :

Prenez garde aux chiens

Si l’humour doit séduire par sa forme, il doit aussi bien convaincre ou informer par son fond.
– Georges Elgozy

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