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Posts Tagged ‘Coup de coeur’

Le Québec en politique et en humour. Par Emmanuel Bilodeau

juillet 23, 2011 4 commentaires

Toujours pensé que l’humour, quand il se pratique au 2e et 3e degrés., pouvait dire mieux que n’importe quel discours politique, sérieux et prétendument pédagogique. Merci à à M. Bilodeau. Voilà résumé l’ensemble des malaises du Québec actuel. Un Zapartiste !

Je n’ai pas du tout envie de quitter la Tunisie, mais cette vidéo me rend néanmoins heureuse du fait que lorsque je rentre chez moi, c’est au Québec que je reviens 🙂

La machine libérale ne s’arrête jamais

novembre 26, 2010 Laisser un commentaire

Petite vidéo, découverte via le site de Lisée, très bien réalisée par des artistes citoyens indignés et anonymes. La création au service de l’indignation politique, on aime ça.

Amen

La question à cent piasses de Adamus

Pour certains, il est déjà trop connu, pour tous les autres, courez acheter Brun, de Bernard Adamus.

Du bonbon trash.

Bernard Adamus || La question à 100 piasses from Dare To Care Records on Vimeo.


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Ça fait du bien dans l’univers musical québécois.

Et vive Hochelaga !

Jean Charest au Ciel

mai 7, 2010 1 commentaire


(Blague reçue par courriel. Je crois qu’il s’agit d’une vielle blague réactualisée pour les besoins de la cause. Il faut dire qu’elle lui sied comme un gant.)

Jean Charest meurt accidentellement.

Il est accueilli au Paradis par Saint-Pierre qui lui dit :

« Bienvenu ! Je suis fort étonné de te voir ici… Nous ne voyons que si rarement des Libéraux débarquer ici, que nous ne savons pas trop quoi faire de toi. Enfin, le Grand Patron veut que tu passes un jour ici et un jour en Enfer.

Ensuite, tu décideras de l’endroit où tu veux rester pour l’éternité. »

« Mais j’ai déjà décidé. Je veux rester au paradis », répond alors M. Charest.

« Je suis désolé, mais nous avons nos règlements. »

Saint-Pierre le conduit donc vers l’ascenseur en direction de l’Enfer.

Quand la porte s’ouvre, Jean Charest se retrouve sur un magnifique terrain de golf vert. Le soleil brille dans un ciel sans nuage et il fait un parfait 25 degrés sans aucune humidité.

Il retrouve alors ses amis Trudeau, Gagliano, Harris et Accurso en face d’un magnifique Club House. Toute la famille libérale est là également. Tout le monde accourt pour saluer Jean et l’embrasser. Ils placotent et se commémorent les bons coups du passé.

Ils jouent ensuite une partie de golf et terminent la journée en dînant au homard et au caviar.

M. Charest, d’abord hésitant, trinque avec le diable et finit par trouver le personnage sympathique. Il est gentil et raconte de bonnes histoires, il est bon joueur de tours.

Ils s’amusent tellement qu’ils ne voient pas la journée passer. Arrive néanmoins le soir. Jean Charest salue tous ses amis, les serrent dans ses bras, puis reprend l’ascenseur qui monte vers le Ciel.

Saint-Pierre l’accueille à la sortie.

« C’est maintenant le temps de visiter le Ciel », dit le vieil homme en lui ouvrant la porte du Paradis.

Jean Charest se retrouve alors en compagnie de Lévesque, Bourgault, Frère André et Khadir. Ils discutent littérature et histoire, ils sont bienveillants et courtois les uns envers les autres. Ils ne font aucune blague cochonne. Aucun moyen de parler d’argent !

Le restaurant où ils mangent est ordinaire et comme tous ces gens sont pauvres, Charest n’a aucune connaissance autour de lui. Personne ne le reconnaît !

Pire ! Jésus est une espèce de hippie qui ne parle que de paix éternelle ! Répétant ses vieilles rengaines :

« Chassez les marchands du Temple… Il sera plus difficile à un riche d’entrer dans mon royaume qu’à un chameau de passer par le chas d’une aiguille », etc.

La journée terminée, Saint-Pierre revient :

« Alors Jean, tu dois maintenant choisir »

Charest réfléchit un instant et dit :

« Bon, je n’aurais jamais pensé faire ce choix. Je trouve le paradis intéressant, mais je crois néanmoins que je serai plus à l’aise en Enfer avec mes amis. »

Saint-Pierre l’escorte alors jusqu’à l’ascenseur et Jean redescend en Enfer.

Quand la porte s’ouvre, il se retrouve dans une vaste plaine brûlée et stérile, remplie de vidanges et de déchets toxiques.

Il aperçoit alors tous ses amis en guenilles, enchaînés les uns aux autres, en train de ramasser les déchets avec de grands sacs noirs. Les mains et le visage noirs de saleté, ils se plaignent de leurs supplices.

Le diable s’amène alors, posant son bras velu et puant sur l’épaule du nouveau.

« Je ne comprends pas, balbutie Jean Charest. J’étais ici hier, il y avait le plus beau terrain de golf inimaginable, un Club House incroyable, de l’alcool et de belles femmes. On s’est tous follement amusés !

Aujourd’hui, je ne vois qu’un désert d’immondices où tout le monde est misérable. »

Le Diable le regarde, lui sourit et lui susurre à l’oreille :

« Écoute Jean, hier, nous étions en campagne électorale. Aujourd’hui, tu as voté pour moi ! »

Mommy Daddy

En avril, je suis allée au Moulin de la loi 101. Enfin, le véritable nom de l’événement était : Grand rassemblement : Québec vs Cour suprême. La loi 101, notre seule voix. Mais je préfère l’appeler le Moulin de la loi 101. Ça fait un p’tit clin d’oeil au Moulin à paroles. Et c’est de circonstance.

Je crois au pouvoir des mots, des paroles, des textes. Je les aime. Si l’on cherche à les protéger, quoi de mieux qu’un moulin pour les propager ? D’autant plus si c’est pour se souvenir du parcours de notre langue. Sans elle, il ne saurait y avoir de moulins, de loi ou à paroles. Pas même à images.

Lors de ce rassemblement, 850 personnes ont écouté religieusement, et pendant trois heures, comédiens, politiciens, chanteurs et musiciens leur rappeler l’histoire de leur langue, à coup de textes historiques, de chansons, de vidéos et de discours enflammés.

Un moment fort où la gauche souverainiste du Québec était unie. Enfin !

(En écrivant la « gauche souverainiste », je ne suggère pas ici que seuls les gens à gauche supportent la langue française au Québec. Je ne présume de rien. Je ne fais ici que constater : parmi tous les organismes, partis politiques, syndicats, artistes et chercheurs présents, la droite brillait par son absence. J’imagine qu’elle avait plus important à faire en ce beau dimanche après-midi.)

Bref, j’allais écrire « un moment où tout un chacun était fier d’être Québécois », mais ce n’est pas exactement ça. Je crois que c’était plutôt « un moment où tout un chacun avait la certitude qu’un jour, ses petits petits-enfant parleraient encore le français ».

Vous me direz que 850 personnes, ce n’est pas assez.

J’espère que vous avez tort.

Enfin, de tous les textes qui furent présentés en ce dimanche d’avril, une chanson les a, à mon avis, tous éclipsé. Une chanson qui dit tout. Tout y est. Ni plus, ni moins.

Bon Secours Baltimore Health System

La chanson Mommy Daddy fut enregistrée en 1971 par Dominique Michel et Marc Gélinas, pour le film Tiens-toi bien après les oreilles à papa, réalisé par Jean Bissonnette. Le scénariste du film, Gilles Richer, a écrit les paroles; Marc Gélinas la musique.

J’aurais bien aimé vous offrir la vidéo de la splendide jeune fille qui l’a interprétée au Moulin de la loi 101, mais je ne le trouve pas sur la Toile (avis à tous !)

Ici, la version originale du film.

Show solidaire pour les lock-outés

janvier 27, 2010 2 commentaires

On n’en a guère parlé dans les médias (allez donc savoir pourquoi…), mais le premier anniversaire du lock-out au Journal de Montréal a été souligné dimanche dernier avec un spectacle fort inspiré et inspirant: le Show du cadenas.

Comme le site Web des lock-outés le soulignait, plusieurs artistes ont donné leur appui aux syndiqués de JDM, au risque de se mettre à dos l’empire Quebecor.

J’avais vu les lock-outés du Journal après six mois de conflit. Leur force, leur détermination et leur solidarité m’avaient impressionnée. Après un an, le moral semble toujours aussi bon, sinon mieux. Pour cela, je leur dis bravo !

Le hic, c’est que PKP ne semble pas vouloir plier.

Les ventes du Journal n’ont pas bougé depuis un an…

Je me répète donc : le seul moyen de faire bouger l’Empereur, c’est de s’attaquer à la seule chose qui l’importe : son portefeuille. Et dans le cas qui nous intéresse, cela doit se traduire par une baisse significative, drastique, du tirage du JDM.

Peut-être que cela ne suffira pas, mais on aura au moins le mérite d’avoir essayé et d’avoir signifié à Citizen Karl que l’on ne veut pas d’une information produite par ses valets.

Un peu de solidarité, bordel !

Je vous laisse avec des photos du spectacle.

Les Loco Locass nous ont offert a cappella quelques extraits de leur prochain album (on l’attend avec impatience).
À ceux qui s’inquiétaient face aux rumeurs que cet album serait moins politique que les précédents, rassurez-vous : les quelques extraits entendus dimanche portaient toujours avec autant de poésie et de talent la flamme politique du Québec.

La superbe Louise Forestier et le groupe de son fils, El Motor. Wow ! La Dame a demandé à PKP de faire preuve de compassion…

Le très drôle Urbain Desbois. On se demande s’il est chanteur ou humoriste, celui-là. En tous les cas, il joue très bien avec les mots.

Les très de bonne humeur Tricot machine.

Et enfin, Richard Desjardins est venu nous chanter quelques-unes de ses nouvelles chansons. L’album devrait sortir l’an prochain. Faut-il vraiment préciser qu’elles étaient toutes sublimes ?

Je ne saurais conclure sans souligner la présence de Christian Vanasse des Zapartistes, en tant qu’animateur de la soirée. Il nous a également offert, pour notre plus grand plaisir, son imitation de PKP. C’est le meilleur !

* Mille mercis à Danielle Antaya qui m’a fourni ces photos.

La peau des couilles

janvier 14, 2010 1 commentaire

Pas certaine que cette histoire est vraie, des dizaines de versions quelques peu différentes se retrouvent sur le Web, mais à coup sûr, elle fait sourire.

Ce Monsieur Ecouille, c’est-ti le frère à Efesses ?

Bonne nouvelle année à tous !

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Nelly Arcan, la contradiction

septembre 27, 2009 Laisser un commentaire

Je n’ai pas lu les romans de Nelly Arcan.

Je l’ai lue maintes fois dans le Ici, je l’ai vue quelques fois en entrevue à la Télé. Avant son suicide, ses romans figuraient sur ma liste de livres à lire un jour. Un jour, car le personnage qui m’avait été donné de voir, avec tout le battage médiatique qui était venu avec, m’avait royalement tapé sur les nerfs.

Comment une féministe québécoise des années 2000 pouvait-elle être à ce point obsédée par son physique ? Par le physique des femmes, par l’image physique de la femme et par son pouvoir abusif ?

On a dit de Nelly qu’elle était la féministe du 21e siècle. Tout ce que vous lirez à son sujet vous dira à peu près qu’elle dénonçait crûment et avec une provocation qu’on avait jamais vue au Québec l’hyper sexualisation des femmes.

Arcan était obsédé, à travers la prostituée, l’escorte ou la dépendante affective, par la femme-objet de consommation de notre monde masculin. Elle se demandait à tous les jours si la femme n’avait d’autre but sur terre que de séduire l’autre sexe, le mâle. Le tout dans un contexte de rivalité sans merci avec toutes les autres femmes de la planète.

D’une part, Nelly Arcan décortiquait et analysait avec une froideur et une neutralité à vous donner des frissons dans le dos toute la dynamique et le conditionnement des femmes de son époque et de son milieu. Esprit cartésien, elle décrivait la femme (son idée de la femme) comme un psy aurait pu parler de l’un de ses patients types.

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Mais de l’autre part, Nelly ne savait pas prendre de recul sur sa propre existence. Comme si un médecin aurait décrit une à une les causes d’une grave maladie, le plus scientifiquement possible, et qu’il serait rentré chez lui ensuite, effectuant précisément tous les petits gestes pouvant donner ladite grave maladie.

La cordonnière mal chaussée, bref.

Comment cette femme, qui savait dépeindre avec autant de justesse et de recul le carcan des femmes-objets de notre société, n’a-t-elle pas pu prendre de la distance, devenir son propre observateur, son propre psy ?

Comment une femme écrivaine n’a-t-elle pas pu trouver assez de bonheur, de sentiments d’accomplissements, de considération, d’estime et de reconnaissance dans son métier d’intellectuelle, de créatrice ?

C’est la question qui nous chicotte tous. Une cruelle contradiction qui demeurera toujours au cœur de ce personnage et de son suicide.

Comme je le disais au départ, je n’ai jamais lu ses romans. Je le ferai bientôt. J’ai tout mon temps pour le faire, d’ailleurs.

Aujourd’hui, j’aurais aimé lui dire que je n’ai pas 36 ans comme elle, mais 30. Que les récentes photos de moi trahissent les années et qu’elles ne sont plus toujours autant éblouissantes que celles de mes 20 ans. Que ça m’emmerde souvent, trop souvent, mais pas fatalement. Que je crois que mon apparence physique n’est qu’un critère dans la balance qui fera qu’un tel ou qu’une telle s’attardera à ma petite personne.

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Même si elle me tapait plutôt sur les nerfs, je n’en reste pas moins avec une étrange tristesse coincée dans le fond de la gorge : J’aurais bien aimé, dans plusieurs années, après avoir lu ses 12 romans, faire une entrevue avec une Nelly Arcan pleine de rides et de courbatures. Avec une grand-mère qui n’en aurait rien eu à cirer de sa burqa de chair.

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Les récits d’Anonyme, écrivain complusif II

Ex Alter Ego

Il s’éparpille. Il voudrait tout avoir, mais sans bouger plus d’un doigt. Plus le temps passe, plus il rêve sa vie. Il se voit exactement où il voudrait être, mais il ne sait plus, il a oublié, tous les chemins qu’il aurait pu emprunter pour s’y rendre.

Il s’éparpille. Il a tant d’idées de ce qu’il veut faire qu’il ne fait qu’en inventer de nouvelles chaque jour, mais cela sans jamais n’en mener aucune à terme.

Il pourrait à peu près tout faire, mais à force de réfléchir à tout cela, il ne fait qu’en réfléchir. Et puis, il réfléchit tellement à l’action à entreprendre qu’il en reste figé.

Il se devrait de choisir, mais le choix implique une élimination. Il se devrait de bouger, de s’appliquer à une chose, mais cela… Mais cela l’impliquerait.

Et il n’aime pas trop être impliqué. Il préfère survoler le tout d’en haut. Il aime regarder sans toucher. À la rigueur, il picote et il goûte. Et puis, il se retire.

Ce n’est pas qu’il a peur. C’est seulement qu’il préfère la vue d’ensemble à celle particulière. Il la préfère parce qu’elle lui permet d’avoir un regard neutre, détaché, de l’ensemble qui l’entoure.

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Autour de lui, tout le monde écoute quand il expose une de ses réflexions fameuses et réfléchies.

Normal, il est philosophe.

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L'impasse des "lock outés" du Journal de Montréal

juillet 25, 2009 1 commentaire

Si vous suivez un peu les nouvelles en cette période estivale (celles ne provenant pas du groupe Quebecor Media, du moins), vous savez que les employés en lock-out du Journal de Montréal ont souligné leurs six mois d’arrêt de travail cette semaine. Le tout en bravant l’injonction qui leur interdit de même toucher le terrain du JDMQuebecor. En effet, ils sont carrément entrés mercredi dernier dans leurs locaux, leur bureau, leur salle de rédaction.

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Ils voulaient rentrer « à la maison » a dit le Président du syndicat Reynald Leblanc par la suite, à RDI, pendant que tous les « Lock-outés » du journal commençaient à être sur le party au bar le Crapaud.

Le Monsieur Leblanc sur le trottoir apparaissait alors en direct sur une dizaine de téléviseurs dans le bar où les dizaines de « lock-outés » commençaient à relaxer après l’acte illégal de la fin d’après-midi.

Tout le monde se jasait, ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas vu. Tout commençait à avoir des airs de partys de bureau. Tout ce qu’il y a de plus commun.

Bien sûr, il n’a fallu que de quelques phrases du Président syndical pour réveiller les troupes. On sentait alors leur colère envers leur Patron.

C’était difficile de ne pas être solidaire et à la fois surpris de cette hargne envers l’Empire qui tente de ne faire d’eux que des pions.

Le détestent-ils toujours autant, où seulement en période de lock-out ? Est-ce que PKP a pris même le temps de regarder les infos, de les lire ? S’en est-il ému ?

Qu’ils le détestent plus ou moins selon les saisons, sûr que les personnes que j’ai vues hier sont déterminées bec et ongle à garder leur boulot, leur salaire et leurs conditions.

Tant mieux. Je dirais même qu’ils méritent mieux, puisque qu’ils sont employés d’un journal rentable, au cœur d’un empire qui fait de bons profits (Bons profits étant bien sûr ici employé comme un exemple parfait d’euphémisme).

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Entre l’option A et l’option B, je choisis pour ma part la B :

Option A : Le Patron et ses tits amis se mettent tout le pactole dans les poches.

Option B : le Patron et ses tits-amis-les-cadres partagent un peu plus le magot avec ceux qui font le Journal, les journalistes.

Le hic, c’est que c’est l’option C qui se produit actuellement : Sans journaliste, le Journal continue d’être publié.

Lire un journal, toujours le même, est une habitude difficile à casser. Une habitude matinale en plus…

Dans les vappes du matin, peut-être que plusieurs feuilleteurs du Journal n’ont pas remarqué qu’environ 30 % du contenu rédactionnel du JDMQuebecor avait disparu depuis janvier, selon les dires du Président syndical M. Leblanc, photographe au Journal depuis des années.

Je ne l’ai pour ma part pas trop remarqué, car je ne lis pas le JDMQuebecor. Pas parce que les syndiqués sont en lock-out, mais parce que je ne le lis jamais. Par contre, depuis quelques mois, je lis souvent le site Web des « lock-outés » du Journal : Rue Frontenac

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Peut-être que je me trompe, mais je trouve qu’ils ont la plume drôlement plus intéressante sur le nouveau site. Peut-être parce qu’ils choisissent davantage ce qui sera publié…

Actuellement, des rumeurs virtuelles circulent sur le Web à propos d’une hypothétique Coopérative de journal. On envoie Pierre-Karl promener et on fonde un nouveau journal, sans lui.

Be-bye !

J’aimerais y croire. Mais un journal papier coûte cher et un site Web n’est que rarement source de juteux profits (Rarement étant bien sur utilisé ici comme un deuxième exemple parfait d’euphémisme).

Péladeau ne veut rien entendre et l’a bien prouvé avec le conflit au JDQQuebecor. Les syndiqués du JDMQuebecor, décidés à résister, semblent donc devant une impasse.

Dans le meilleur des mondes, hypothétique et naïf, Citizen Karl * aurait l’audace de fonder un nouveau média écrit francophone au Québec, papier et Web. Il n’aurait même pas à chercher le nom : Rue Frontenac. Il y engagerait ses « lock-outés » plein de talents et d’enthousiasme.

Il laisserait ses actuels cadres du JDM travailler tranquillement au JDMQuebecor, à produire un journal que les gens feuillettent plus qu’ils ne lisent, exception faite des sports. Les patrons de l’Empire pourraient ainsi appliquer, sans emmerder les journalistes, leur politique rédactionnelle douteuse, sensationnaliste et convergente, qui emmerdait tellement la salle de rédaction, mais qui attire machinalement les annonceurs (ne serait-ce que pour toutes les copies gratuites distribuées dans tous les cafés de la ville).

Et il laisserait les journalistes du nouveau journal élaborer leur propre ligne rédactionnelle.

Ouais. Hypothétique et naïf.

Nous vivons néanmoins dans un monde surréaliste où PKP n’a d’ambition que de faire plus toujours de bidou. Peu importe la manière, mais en contrôlant toujours un peu plus. Le tout sans évidemment s’encombrer d’un organe qui pourrait être aux aguets de ses exagérations !

Nous vivons aussi dans un monde implacable où tout le monde se dit, soit résigné, soit content (parce que les journalistes sont ben trop ben payés), que les « lock-outés » du JDMQuebecor rentreront la queue basse « à la maison ».

Un jour, le fond syndical sera vide et les poches du patrons seront toujours pleines.

Aujourd’hui, les « lock-outés » sont le dernier bastion de résistance de l’Empire, mais personne ne s’en indigne en lisant le Journal.

Dans un monde pas trop pire, les gens résilieraient en bloc leur abonnement et donneraient plutôt leurs quelques piastres par semaine au Site Web des journalistes en lock-out de l’Empire.

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….

P.S. : Demain ou dans quelques années, lors de la réception votre prochain relevé de Vidéotron, celui qui couvre votre télé, votre téléphone, votre Internet, votre cell, vos abondements à tous vos magazines, veuillez ne pas trop vous indigner si le remboursement de certains frais, automatiquement et douteusement fracturés, ne vous est pas remboursé.

P.P.S. : C’est dans ces moments où je réalise la chance de voir l’honneur de mes paiements dépendre d’une PME.

P.P.P.S.: Je ne trouve pas la chute à cette chronique. Qui dit mieux ?

……

* Nouveau surnom de PKP, librement volé à M. Vanasse des Zapartistes. Merci.