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Posts Tagged ‘Les inclassables’

Nuances, nuances, nuances

Remettre tout en question, même ses plus certaines et profondes certitudes. Émettre un doute, une réserve. Reculer d’un ou deux pas. Voir le tableau d’ensemble.

Regarder à gauche, à droite. Derrière, devant. S’attarder aux intérêts de tout un chacun. Tergiverser et hésiter entre deux, trois, quatre ou douze théories.

Aller voir sur le terrain, sonder. S’émouvoir, s’indigner, se laisser atteindre, mais fouiller et assembler. S’oublier un peu et témoigner.

Surtout, rester consciente que le plus dangereux est toujours celui qui est convaincu, peu importe le domaine, l’idée ou la certitude qu’il prêche.

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Fi des scrupules

octobre 15, 2009 7 commentaires

Je tiens un blogue depuis plus de deux ans maintenant. J’essaie de le rendre le plus intéressant possible, mais je ne m’épuise pas, par tous les moyens virtuels qui soient, à le rendre connu, fréquenté, consulté par tous les internautes de la blogosphère québécoise francophone et mondiale. Pour cela, il me faudrait passer mon temps à commenter les autres blogues.

Si je le faisais, je me devrais de sacrifier les amis, la famille, les collègues et les connaissances, ceux dont on peut regarder le réel blanc-brun-bleu-vert-noir-pairs des yeux.

Il faudrait que je passe mes « temps libres » à réagir, à commenter, à interpréter les articles-chroniques-commentraires-analyses des blogueurs de la Toile.

C’est un sacrifice que je n’ai jamais voulu faire. Entre un blogue qui voit ses entrées augmenter de plus d’une dizaine de personnes chaque jour, chaque heure, et une vie bien remplie de soupers, de sorties et d’échanges verbaux bien réelles, le choix n’a jamais été bien difficile : je préfère une semaine de pêche avec ma mère et son chum, une soirée Carcassonne avec Éric, une refonte du monde avec Julie, un barbecue avec Bruce, un bon souper avec papa, le frère et Cathy, qu’une pseudo reconnaissance virtuelle.

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En fait, je serais pourtant de mauvaise foi en croyant que les blogueurs québécois se sacrifient ainsi. Loin de moi donc l’idée d’insinuer que la blogosphère québécoise n’a pas de vie hors du Web. En vérité, je n’en ai pas la moindre idée.

Le devoir de réserve

L’an passé, après quatre longue années, je me suis retrouvée dans le bureau de mon directeur de maîtrise – maîtrise jamais terminée.

Concernant toutes les occasions que nous offre l’Actualité de nous indigner, nous offusquer, nous lever, ce prof d’histoire m’a dit quelque chose comme ceci :

Nous, intellectuels, réagissons toujours trop tard. Peu importe le cas, nous pensons à écrire à tel journal pour dénoncer telle affirmation tout à fait erronée et malhonnête. Mais nous tenons tellement à être juste dans notre réponse, dans notre démonstration, que nous mettons tout simplement trop de temps à répliquer. Après quelques jours, nous nous abstenons, parce que tout a été déjà plus ou moins dit (bien que tout croche), parce que l’Actualité est déjà passée à autre chose.

Voilà pour la leçon d’histoire. Après cela, lors de mes études en journalisme, j’ai été initiée à la sacro-sainte objectivité dudit métier.

Ainsi, je n’ai jamais écrit que les gros industriels de produits laitiers ont peut-être insidieusement influencé le comportement du Mapaq dans le dossier de la listéria et des fromages artisanaux québécois. Pas plus que je n’ai dénoncé la démagogie éhontée des détracteurs du Moulin à paroles, ni que ce Moulin était davantage paroles qu’action. Enfin, je n’ai jamais écrit que l’ostie de problème avec les Anglos de Montréal ne concerne qu’une partie d’entre eux : ceux qui ne parlent pas un mot de français, ou pis, ceux qui le connaissent mais refusent de le parler.

C’est ainsi que j’ai tenu ce blogue depuis plus de deux ans. C’est très probablement ainsi, déformation professionnelle oblige, que je le poursuivrai.

Pourquoi s’imposer un tel devoir de réserve ?

Parce qu’à voir ce qui s’écrit à chaud sur la Toile, dans les blogues et leurs commentaires, on voit toute la pertinence de prendre le temps de lire, de réfléchir et de prendre du recul.

Je vais vous donner un exemple bien concret.

Cette semaine, ma coloc Julie et moi n’avons pas pu nous empêcher de réagir à un billet d’un blogue que nous lisons fréquemment. Il y était question du sexisme dans la publicité. Notre commentaire nous a valu d’être taxées de « féministes revanchardes, frustrées, lesbiennes, déconnectées et amateures de masturbation devant les pompiers des calendriers ».

On ne m’y reprendra plus.

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Nelly Arcan, la contradiction

septembre 27, 2009 Laisser un commentaire

Je n’ai pas lu les romans de Nelly Arcan.

Je l’ai lue maintes fois dans le Ici, je l’ai vue quelques fois en entrevue à la Télé. Avant son suicide, ses romans figuraient sur ma liste de livres à lire un jour. Un jour, car le personnage qui m’avait été donné de voir, avec tout le battage médiatique qui était venu avec, m’avait royalement tapé sur les nerfs.

Comment une féministe québécoise des années 2000 pouvait-elle être à ce point obsédée par son physique ? Par le physique des femmes, par l’image physique de la femme et par son pouvoir abusif ?

On a dit de Nelly qu’elle était la féministe du 21e siècle. Tout ce que vous lirez à son sujet vous dira à peu près qu’elle dénonçait crûment et avec une provocation qu’on avait jamais vue au Québec l’hyper sexualisation des femmes.

Arcan était obsédé, à travers la prostituée, l’escorte ou la dépendante affective, par la femme-objet de consommation de notre monde masculin. Elle se demandait à tous les jours si la femme n’avait d’autre but sur terre que de séduire l’autre sexe, le mâle. Le tout dans un contexte de rivalité sans merci avec toutes les autres femmes de la planète.

D’une part, Nelly Arcan décortiquait et analysait avec une froideur et une neutralité à vous donner des frissons dans le dos toute la dynamique et le conditionnement des femmes de son époque et de son milieu. Esprit cartésien, elle décrivait la femme (son idée de la femme) comme un psy aurait pu parler de l’un de ses patients types.

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source

Mais de l’autre part, Nelly ne savait pas prendre de recul sur sa propre existence. Comme si un médecin aurait décrit une à une les causes d’une grave maladie, le plus scientifiquement possible, et qu’il serait rentré chez lui ensuite, effectuant précisément tous les petits gestes pouvant donner ladite grave maladie.

La cordonnière mal chaussée, bref.

Comment cette femme, qui savait dépeindre avec autant de justesse et de recul le carcan des femmes-objets de notre société, n’a-t-elle pas pu prendre de la distance, devenir son propre observateur, son propre psy ?

Comment une femme écrivaine n’a-t-elle pas pu trouver assez de bonheur, de sentiments d’accomplissements, de considération, d’estime et de reconnaissance dans son métier d’intellectuelle, de créatrice ?

C’est la question qui nous chicotte tous. Une cruelle contradiction qui demeurera toujours au cœur de ce personnage et de son suicide.

Comme je le disais au départ, je n’ai jamais lu ses romans. Je le ferai bientôt. J’ai tout mon temps pour le faire, d’ailleurs.

Aujourd’hui, j’aurais aimé lui dire que je n’ai pas 36 ans comme elle, mais 30. Que les récentes photos de moi trahissent les années et qu’elles ne sont plus toujours autant éblouissantes que celles de mes 20 ans. Que ça m’emmerde souvent, trop souvent, mais pas fatalement. Que je crois que mon apparence physique n’est qu’un critère dans la balance qui fera qu’un tel ou qu’une telle s’attardera à ma petite personne.

moi

Même si elle me tapait plutôt sur les nerfs, je n’en reste pas moins avec une étrange tristesse coincée dans le fond de la gorge : J’aurais bien aimé, dans plusieurs années, après avoir lu ses 12 romans, faire une entrevue avec une Nelly Arcan pleine de rides et de courbatures. Avec une grand-mère qui n’en aurait rien eu à cirer de sa burqa de chair.

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Réponse à Madame Bombardier

décembre 12, 2007 Laisser un commentaire

Il y a quelques temps, Denise Bombardier publiait la chronique qui suit, à propos de la grève des étudiants de novembre dernier.

Étudiante au baccalauréat en études littéraires à l’UQAM, Julie Nadeau Lavigne, lui répondait quelques jours plus tard… dans une lettre qui ne fut pas publiée par le Devoir.

La lettre de Julie suit le texte de Mme Bombardier.

Le Devoir
IDÉES, samedi, 17 novembre 2007

Désolante routine

Bombardier, Denise


Le mot ne s’applique pas qu’aux aléas de la vie amoureuse. Il n’est pas réservé uniquement aux aspects négatifs du travail. Il est au coeur de la vie politique et sociale. Dans cette optique, les manifestations étudiantes de cette semaine, avec leur lot d’agitation et de bêtises délinquantes, appartiennent à une routine estudiantine.

On s’ennuie, on cherche l’émoustillement, on revêt l’uniforme de l’exploité social et du redresseur de torts, on n’a pas réglé ses problèmes avec l’autorité, on croit à l’abolition des droits de scolarité comme les générations précédentes ont cru tour à tour au peace and love, au karma, à la révolution sexuelle et à l’exploitation de l’homme par l’homme, et on descend dans la rue fiévreux, vaguement inquiets, et on se prend pour des moines birmans qu’on a vus sur YouTube. Cela déplaira suprêmement aux adorateurs jeunistes et à ceux parmi les jeunes qui estiment qu’on doit les idolâtrer en vertu de leur âge, faute de quoi on appartient au camp des vieux méprisants, mais cette descente dans les rues relève de l’enfantillage réactionnaire de privilégiés qui pratiquent le nombrilisme social.

S’il n’est pas facile d’être jeune de nos jours, comment qualifier l’époque où, à 25 ans, les garçons et les filles étaient déjà parents de deux ou trois enfants qu’ils avaient la responsabilité de faire vivre? Le père travaillait, avait peu de temps pour épanouir son «moi» dans des loisirs divers, et les mères n’avaient pas de psychologues pour les éclairer sur la façon de développer leur «estime de soi». À 20 ans, on était adulte, au sens de «responsable», et on rêvait qu’un jour nos enfants auraient une vie plus facile. À vrai dire, ces générations ont tellement rêvé l’avenir qu’une partie d’entre elles s’est refusée à contrarier et à contraindre ses propres enfants, avec le résultat qu’elle n’a pas su les élever pour faire face aux réalités de ce monde contemporain rempli de contradictions.

Quand on a appris que tout nous est dû, que le «système» est pourri, que toute autorité est symbole d’exploitation, qu’une institution comme l’université est un instrument de domination capitaliste, qu’entre un recteur et George W. Bush il n’y a qu’une différence de degré dans l’horreur, quand on estime que la société doit payer nos études sans contrôle excessif de la qualité du rendement, on descend dans la rue pour que la répression policière se mette en branle et que, tachés de sang, on crie à la dictature. C’est peu dire qu’on se fiche des autres étudiants, ces confrères aliénés et futurs exploiteurs du système pourri, qui éprouvent peu d’enthousiasme devant notre saine révolte.

Eh bien, y en a marre de ces plaintes appuyées sur des statistiques tronquées ou complaisantes à propos des conséquences catastrophiques d’un dégel des droits de scolarité sur les inscriptions. Avec le plus bas taux de droits au Canada, le nombre d’étudiants universitaires au Québec n’est pas supérieur à celui des autres provinces, ce qui démontrerait qu’il n’y a pas de cause à effet direct entre le prix de la scolarité et la fréquentation universitaire. Des étudiants crient leur indignation au dégel des droits, à hauteur de 50 $ par semestre; d’autres, au nom de leur droit à l’éducation, exigent l’abolition pure et simple de ces mêmes droits, et tous ces jeunes donnent à penser qu’ils sont des victimes alors qu’ils constituent les privilégiés de leur génération, dont les trois quarts n’accèdent pas au niveau universitaire.

Dans la rue, nous sommes face à un lobby de jeunes qui enrobent un discours d’arrière-garde construit sur leurs intérêts particuliers en un prêchi-prêcha où il est question, pêle-mêle, de démocratie, de répression politique et policière, de combat contre l’injustice et d’inégalités sociales. Oui, il y a un sous-financement universitaire; oui, il y a eu incurie et une gestion irresponsable à l’UQAM; mais qui peut croire que c’est dans ces manifestations où s’expriment des indignations gonflées à l’hélium idéologique par des professeurs complaisants dont la lecture sociale s’inspire de la gauche périmée que se trouve la solution aux vrais problèmes de l’enseignement supérieur?

Ces obsédés du gel des droits de scolarité ou de leur abolition sont de mauvais citoyens dans la mesure où ils refusent de faire un léger effort personnel supplémentaire afin de financer l’université comme les autres contribuables. Ces jeunes à qui tout est dû croient aussi à l’assistanat et se fichent bien de ceux qui les suivent. «Après moi le déluge!» pourrait être leur slogan. Faut-il rappeler cependant qu’ils ont eu des maîtres à penser avec ces professeurs baby-boomers, le coeur à gauche dégoulinant de bien-pensance, fonds de retraite et sécurité d’emploi bien encastrés à droite? Ceux-ci ont prémuni leurs étudiants contre tous les salauds de la Terre boursicoteurs, spéculateurs et créateurs d’emplois, aliénants, il va sans dire.

Enfin, n’oublions pas que la majorité des étudiants universitaires proviennent toujours des strates sociales supérieures et qu’en les mettant si peu à contribution pour le financement de l’université, l’État favorise ces mêmes classes supérieures au détriment des jeunes des classes défavorisées. Pour employer le langage des forces vives descendues dans la rue ces derniers jours, on pourrait dire que l’État perpétue l’exploitation des pauvres par les plus riches. C’est ce qu’on appelle l’effet pervers.

http://www.ledevoir.com/2007/11/17/164736.html


En réponse à la chronique de Denise Bombardier, « Désolante routine », publiée dans le Devoir des samedi 17 et dimanche 18 novembre 2007.

Mme Bombardier,

Suite à la lecture de votre chronique de samedi dernier, permettez-moi de vous annoncer que vous gagnez la palme du mépris envers les étudiants, et ce haut-la-main. Lors des deux dernières grèves auxquelles j’ai participé en tant qu’étudiante à l’UQAM (la précédente étant celle de 2005 pour protester contre les coupures effectuées dans le système d’aide financière), rarement ai-je eu l’occasion de lire un texte aussi blessant, drapé de surcroît dans une mauvaise foi inouïe. J’aimerais vous expliquer, en deux points brefs, pourquoi votre chronique m’apparaît d’abord comme un dénigrement pur et simple des étudiants grévistes et ensuite comme une simplification à outrance des facteurs qui ont entraîné la grève.

En quoi votre chronique était-elle méprisante ? Je commence en vous citant : « on se prend pour des moines birmans qu’on a vus sur YouTube ». Réalisez-vous que, nombreux parmi les grévistes et les manifestants, il y avait des étudiants en histoire, en science politique, en philosophie, c’est-à-dire des gens plongés dans l’étude et l’analyse de la société et de la conscience que cette société a d’elle-même ? Comment pouvez-vous associer ces personnes à des incultes abonnés à Internet qui ne doivent leur connaissance des récents événements en Birmanie qu’à un site de partage de vidéos ? Ce faisant, vous catégorisez un peu trop facilement, mais surtout vous rabaissez de manière tout à fait gratuite des citoyens qui ont fait un choix réfléchi en choisissant de manifester leur désaccord face au dégel des frais de scolarité. Votre rhétorique amène vos lecteurs à penser qu’en effet, les étudiants qui manifestent ne sont qu’une pâle copie de ces moines qui manifestent au risque de leur vie pour la démocratie ; qu’ils ne font que singer d’autres mouvements de protestation et que leur propre cause ne vaut pas la peine d’être défendue. Je le répète, ce type de discours m’apparaît tout à fait malhonnête.

D’autre part, cette grève qui vient de se terminer peut essuyer de nombreux reproches, mais pas pour les raisons que vous croyez. Permettez-moi de vous exposer ma vision des choses, en tant qu’étudiante. Des deux grèves que j’ai connues, même si elle fut la plus courte, celle-ci fut la plus sale des deux, la plus décevante. J’ai vu des étudiants franchir des « piquets de grève », c’est-à-dire essayer d’obtenir que le cours ait lieu même si la moitié de la classe, respectueuse du choix démocratique fait en assemblée générale, était absente. J’ai vu une administration, celle de l’UQAM, nier elle aussi l’autorité des choix faits en assemblée générale en qualifiant dédaigneusement de « boycott des cours » une grève votée dans les règles. J’ai vu un gouvernement apathique et sûr de lui parce que sachant bien, au fond, que les médias se chargeraient de faire perdre toute crédibilité au mouvement étudiant.

Heureusement, j’ai aussi vu des assemblées générales bien organisées et des participants respectueux des opinions divergentes quelles qu’elles soient. J’ai vu des membres du RATS (Rassemblement des artistes très sensibilisés) redoubler d’imagination pour faire passer notre message. J’ai vu une grande lucidité, mais pas de cette lucidité qui écrase l’espoir. Et par-dessus tout, j’ai vu des gens qui, eux, osent dire au gouvernement de Jean Charest que ce Québec qu’il en train de nous mijoter, nous n’en voulons pas. Que ce n’est pas ainsi que nous voyons notre avenir. La question des frais de scolarité n’est qu’un élément parmi tant d’autres. Oui, parmi nous, il y a quelques anarchistes, quelques aspirants Che Guevara nourris de rhétorique marxisante, quelques vandales. Mais le mouvement étudiant n’a jamais été parfaitement harmonieux : des sons discordants peuvent et doivent se faire entendre. Cependant, le fait que vous preniez appui sur ce fait évident pour discréditer notre démarche démontre un certain manque de discernement de votre part. Je vous cite une seconde fois : « mais qui peut croire que c’est dans ces manifestations où s’expriment des indignations gonflées à l’hélium idéologique par des professeurs complaisants dont la lecture sociale s’inspire de la gauche périmée que se trouve la solution aux problèmes de l’enseignement supérieur ? » Je passerai outre le fait que vous infantilisez les étudiants en les présentant comme des êtres incapables d’ébaucher une pensée qui leur est propre, comme des perroquets répétant les discours de leurs professeurs (j’exagère mon interprétation de vos mots, mais à peine…). Eh bien, si nous ne sommes pas la solution, nous sommes au moins la sonnette d’alarme. Si les étudiants ne descendent pas dans la rue pour défendre l’accessibilité aux études et pour dénoncer un plan de redressement qui met en péril la mission de l’UQAM, qui le fera à notre place ? Pas vous, si j’ai bien compris.

Julie Nadeau Lavigne
Étudiante au baccalauréat en études littéraires à l’UQAM

Les sauts-de-mouton du Québec mal-en-point

octobre 9, 2007 1 commentaire

J’ai récemment écrit un article dans le journal Alternatives ,à propos des infrastructures au Québec et plus généralement au Canada. Bien sûr, je vous recommande d’aller le lire :
L’âge du béton .

À la suite de cet article, j’ai reçu un courriel d’une association jusque là inconnue de moi-même (je m’en excuse) : L’ASSOCIATION POUR LE SOUTIEN ET L’USAGE DE LA LANGUE FRANÇAISE.

On me reproche l’emploi, dans mon texte, des mots STRUCTURE et VIADUC, trop près de l’anglais.

Ainsi, au risque de perdre 99,2% de mes lecteurs, j’aurais dû substituer OUVRAGE D’ART à STRUCTURE, ainsi que SAUT-DE-MOUTON à VIADUC.

dsc_0016.JPG infodunordsteagathe.canoe.ca

L’association a-t-elle fait la remarque à tous les « grands » médias qui emploient ces termes quotidiennement ?

Enfin, tenez-vous le pour dit : Gare aux trop nombreux troupeaux de moutons qui traversent les ouvrages d’art du Québec, les sauts-de-mouton sont mal-en-point, pas les viaducs, bon.

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Excusez-la !

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L'automne au Mont Orford

Le mois de septembre, mon mois préféré, je n’ai guère eu le temps de le voir passé cette année. C’est que ça bouge bien vite dans cette nouvelle vie montréalaise.

Heureusement, en octobre, je suis sortie de la ville pour aller voir ma saison préférée là où il faut la trouver : dans le bois. Encore mieux, il y avait là non seulement le bois, mais aussi la montagne et même le petit ruisseau, la source.

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Je ne rêvais alors que de sortir de Montréal et de son métro trop chaud et trop rempli sur l’heure de pointe matinale. Le Mont Orford, son lac, ses petits villages des Cantons-de-l’Est; j’y allais, pour la première vraie fois. Je crois avoir un léger souvenir d’être allée au Lac Memphrémagog quand j’étais gamine, mais je n’en suis pas absolument certaine.

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Bref et en tous les cas, difficile de comprendre comment quelqu’un, qui a déjà monté jusqu’au sommet du Mont Orford par les sentiers de l’Estrie, voudrait aller construire des condos là.

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Merci à Jade et Julie !

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The Tendland Ranch

Si vous êtes un Tendland qui détient des informations généalogiques, même les plus récentes, sur son nom de famille, SVP veuillez bien prendre le temps de me les communiquer.

J’essaie de retrouver nos ancêtres, bien que ce ne soit guère aisé.

If you are a Tendland and you have any genealogical informations about your last name, even the earliest one, please write to me.

I’m trying to find our ancestors, even if it’s not easy.

En attendant, j’ai trouvé le Tendand Ranch au Montana.

By the way, I’ve found The Tendland Ranch, in Montana.

Tendland Ranch, Mt, USA

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